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Plomber l’ambiance en société en 347 pagesFin du Monde
Autour de Mephisto
Klaus Mann
1936
Denoël (et autres)
(...) En créant une affaire à laquelle il appartient en tous points, Mann n’a probablement pas tilté qu’il allait démasquer sa position de raciste situé. These gays… On se livrerait à un exercice solitaire si on considérait le livre sans son auteur. Là je glisse un peu, mais ça me rappelle quelques notions des théories queer radicales, en gros, l’affreux tourne-dos des homosexuels de droite, ou comment ne pas devenir des faux hétéros -chose que j’ai encore peine à voir chez certainexs d’entre v/nous- ou encore, et, en bref : ne pas s’assimiler. (Ici, lire Gay Betrayals de Leo Bersani et Trou Noir)(je garde quelques couteaux en poche) Mais revenons à nos moutons, et à la porosité avec laquelle on peut observer Mephisto.(...)
I am not a butterfly Fin du Monde
Retour sur Chrysalide : le rêve du papillon
CAC - Genève
01.2023
Ces dernières années, dans l’art contemporain et le monde de la culture, l’existence des personnes Trans* -puisque c’est de ça dont ce texte parle- a pris une place importante ou plutôt a réussi a trouver la sienne, pour le plus grand bien de touxtes. Les artistes Trans* sont représentéexs probablement toujours pas assez mais la tendance est à l’amélioration. Il y a cependant un angle, une thématique, une paire de lunettes avec laquelle nous sommes invitéexs à montrer notre travail -si ce n’est le réaliser- qui pose problème. Toujours et encore la métamorphose. Êtres mystiques que nous sommes, encore peu comprisexs par le reste du monde nous aurions cette capacité fantastique de nous être, à un certain moment de notre existence, transforméexs en quelque chose. Quoi de mieux, donc, que l’image de la chenille devenant chrysalide puis papillon, dernière phase d’un marathon esthetico-performatif où quand le coup de départ retentit nous ne sommes qu’une chenille visqueuse et à la ligne d’arrivée, nous voilà un magnifique papillon, applaudiexs par une foule en délire. (...)
Nul Nul Nul Locarno 2026 et vive la sfNefeli7575
Un Futuro Brillante, de Lucìa Garibaldi (2025)
Lorsque l’ennui me gagne je compte les secondes et je dirais même plus je compte chaque seconde pendant trente minutes ou plus c’est à dire on peut croire que c’est une expression mais ce n’en est pas. Lorsque l’ennui me gagne je fais un trait sur une feuille par minute qui passe vraiment exactement comme un prisonnier et c’est un sentiment extrêmement désagréable, duquel je me croyais protégée dans deux endroits au moins : Ikea et les cinémas en plein air. D’où ma surprise à Locarno 2026, lorsque sur la Piazza Grande je me suis surprise à subir passivement l’homme de grande taille devant moi sans même essayer de me mettre sur le côté pour apercevoir les sous-titres, je n’avais pas envie de lire les sous-titres du tout, et pendant dix minutes j’ai fixé le drapeau léopard sur le balcon à ma gauche, ne pouvant que remarquer son manque absolu de mouvement car l’air autour de nous était figé, il est plutôt impressionnant de voir un drapeau figé de la sorte, lui aussi endormi par Le Chilien, de Sergio Castro San Martin, probablement.